Retour en arrière en Mongolie: troisième rando et autres escapades
  

Retour en arrière en Mongolie: troisième rando et autres escapades

Kharkhorin, Mongolie le 28/07/2013

 

Rappelez-vous : en septembre 2012, Marie et moi parcourons la steppe mongole. Deux récits ont décrits nos marches du côté de Terelj et de Tsetserleg... mais c'est bien trois randonnées que nous avons effectué au pays du ciel bleu ! Alors voici quelques éléments, repris dans mon carnet de bord.

Cette troisième rando démarre à Kharkhorin, sur la route entre Tsetserleg et la capitale.   

A la fin de notre deuxième rando, nous nous sommes posés sur les bords de la Tamir pour quelques jours. Rencontre avec un gamin avec qui nous avons passés un après-midi, avant de rejoindre ses parents. Un bon moment d'échanges, et l'occasion pour acheter un bon paquet de fromages !  

Retour à Tsetserleg où l'on a recroisé Jans et jena, un couple d'allemands qu'on croise partout depuis Irkutsk.

On aurait voulu faire du cheval à Tsetserleg, mais le guide contacté avait sa femme qui accouchait ! Du coup on reprend la route... Depuis Tsetserleg, un australien au volant de sa Land Rover nous a emmené jusqu'à Harhorin, l'ancienne capitale de l'empire de Gengis Khan. Il n'en reste rien, si ce n'est une tortue de pierre vénérée, et surtout un monastère, le plus grand du pays, Erdene Zuu, ceint dans un carré de murailles blanches. 

On pensait ensuite rejoindre à pied un lac au nord de Harhorin, Ogy Nuur, mais quand on se rencontre que pour y arriver il faut traverser une longue, longue, longue plaine sèche, on change donc d'avis et c'est plutôt vers le sud qu'on projette d'aller marcher. 

Avant de partir en rando, on profite du lieu et d'un gîte tenu par un français et qui propose des balades à cheval.... Ainsi, le mercredi 19 septembre 2012, jour à retenir, nous avons fait une journée de cheval. 7 heures sur une selle, pas mal !   

Comme quoi nous n'avons pas seulement marché en Mongolie !

On part en rando le lendemain de la balade à cheval, avec des souvenirs dans la tête mais surtout dans les arrière-train ! Nous remontons la vallée de l'Orhon, sur la rive droite, au sud de Harhorin. On comence par gravir une colline surmontée d'un monument honorant l'ampleur de l'Empire Mongol, puis on s'engage dans la vallée. Marie aimerait qu'on marche moins vite. Besoin de décrassage. 

Premier soir au coin du feu, près d'un bras de l'Orhon. Dans la nuit, on voit au-dessus de nous un grand feu à quelques centaines de mètres, et l'on entend des tambours. Rite chamanique ?....

Longue remontée au deuxième jour. On aperçoit des pierres levées, mais pas de trace de gravures. Les rives sont très encaissées, avec  de grands alignements de blocs de granit et de vastes piémonts qui témoignent d'anciennes rives. Les vallées adjacentes sont toutes à sec. On abouti à la vallée que l'on souhaite emprunter jusqu'à Hujirt

Sur notre gauche, des vallons mènent à une partie plus montagneuse. On pourrait partir par là, le paysage serait sans doute moins monotone, mais le souci c'est que la carte ne mentionne aucun ruisseau pérenne, ni source. Pas d'eau sur une portion de 30 bornes, c'est pas jouable.  On va donc aller jusqu'à Hujirt, puis bifurquer en direction du Nord et retrouver Harhorin par la route. 

On passe souvent à proximité de yourtes et comme toujours je m'interroge sur le comportement à adopter : attendre un signe de bienvenue ou d'invitation ? Aller spontanément à leur rencontre ? 

On espère trouver de l'eau et surtout des bois, pour cuisiner au feu le soir (plutôt qu'au gaz) et se poser le temps d'une journée. Mais après Hujirt et le passage d'un col, on trouve une vallée large mais sèche, battue par les vents. Il fait beau mais pas très chaud, et la marche devient pénible. La plaine de la désolation !

On s'arrête un instant, les sacs à la verticale dans le dos pour se protéger du vent. Devant nous, on aperçoit un groupe de yourtes, des gens vont et viennent... allez on se lance ! Une dame sort d'une yourte, on l'interroge sur les kilomètres restant avant la route, elles nous fait signe d'entrer, ça marche !! Il y a là au moins 15 personnes, de tout âge, dont un jeune père qui connaît quelques mots d'anglais. On nous offre l'aïrage, qui est très bon et dont on boira plusieurs bols, et un froamge très bon aussi, goûteux et pas trop sec. On y est bien, mais on finit par imiter ceux qui partent. 

Nous rejoignons la route et faisons du stop. ça finit par sourire et l'on rentre à Harhorin, crevés mais contents.  On aimerait bien se poser quelques jours en bivouac, mais les semaines ont passé, le vent froid souffle sur la plaine, le ciel est couvert, l'automne est là... après le passage dans un hotel un peu glauque, nous rentrons à la capitale plus tôt que prévu. 

Mais définitivement, la rando en Mongolie, c'est le pied !

Et pour finir en chanson...

 

De courbatures en courbatures,

de feu en feu, de nouilles en nouilles,

on se promène dans la nature

de Mongolie, en mode débrouille.

Des nuits tranquilles dans des duvets chauds,

pour boire de l'eau, le Katadyn,

les journées passent, sans domicile

fixe, et sans nuages au-dessus des chapeaux.

On trace la route, on croise des yourtes,

quand on s'arrête, on r'çoit du yaourt.

On étonne les gens avec nos gros sacs,

au milieu d'la steppe, des ch'vaux et des yacks. 

 

Commentaires

 Nicolas
Affirmatif !!
 Kritrofr
composée sur place ?



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