ça m'Ambositra un coin
  

ça m'Ambositra un coin

Ambositra, Madagascar le 08/06/2013

 

Ambositra, nous voici sur les Hautes Terres, côté sud, le pays Betsileo. 

Après un retour à Tana pour rendre compte à Naina de notre séjour à Akorabe, on est descendus mardi le long de la route nationale 7, la meilleure (soi-disant) du pays, en tout cas l'une des plus fréquentées (assurément). 7 heures pour faire 250 kms. Belle moyenne.

On est donc tombés dans les bas-fonds. Chaque vallon, chaque fonds de vallée ou simple dépression est occupée par les terrasses étagées qui servent à produire le riz en été, des légumes en hiver. Le riz a été récolté, la terre est souvent retournée, elle va rester en jachère, ou va produire des légumes à feuilles (ah les inévitables brèdes !), des patates douces, du manioc, des haricots... elle peut aussi rester sous les eaux, avec les pieds du riz encore plantés, et la terrasse se transforme en pisciculture ! Tilapias, écrevisses... 

Les Hautes Terres sont rarement planes, et les collines et montagnes sont couvertes de prairies pour les zébus, de forêts d'eucalyptus et de pins pour le charbon de bois et les pièces de construction pour les maisons. 

Arrivés là, on fait le tour des agences de guides et on cale un programme : visite des alentours de la peite ville à pied, puis une rando de 3 jours pour faire le tour d'une partie des villages Zafimaniry. On en sort aujourd'hui. 

La particularité de ces villages, outre qu'ils ne soient accessibles qu'à pied pour la plupart, c'est que les maisons sont construites en bois, démontables, et que les habitants sont très adroits de leurs mains pour fabriquer à peu près tout avec du bois. Et qu'ils comptent sur les touristes de passage pour leur acheter leurs objets, ce qui fait que chaque accueil est légèrement...intéressé.

Entre Ambositra et le pays Zafimaniry, le paysage est assrez différent. D'un côté les rizières, partout où de l'eau ruisselle, et des terrasses qui remontent le long des montagnes ; de l'autre, un paysage plus sauvage, avec des plateaux secs, qui font plus penser à la Mongolie, voire ave le Mont Lozère, avec leurs crêtes parsemées de blocs de granit et leurs forêts de pins. 

L'autre soir, on s'est fait invité par le directeur de l'Alliance Française locale, un jeune de 25 piges !  L'occasion de rencontrer du monde, confronter les avis et les premières impressions sur le pays... mais aussi l'occas' d'aller au Karaoké !

On repart en fin d'après-midi avec trois volontaires françaises qui montent un projet d'écotourisme dans un village situé à 20 bornes d'ici. On va jeter un oeil quelques jours. ET ensuite, on partira sans doute direct pour l'ouest, voir des baobabs ! 

PS : pour comprendre le titre, il faut savoir qu'Ambositra se prononce "amboucht" en malgache.

 

Commentaires

 Marie et Nicolas
non cher Troubadourwan, les ondes sont brouillées par l'appel à la prière lancée depuis le minaret de Morondava !
Plus sérieusement, la connection internet ici est aussi pénible qu'un débat de primaire UMP.
nous sommes à quai, bloqués par une mer qui se refuse et un vent qui souffle obstinément de sud... mais on finira bien par rejoindre Ankevo, avant le retour dans la capitale dans une semaine.
 Troubadourwan
7 jours que nous n'avons pas de nouvelles... Les baobabs west-iens brouillent-ils les ondes?
 Kritrofr
...ça ressemble au mont Lozère...



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