Le transsiberien
  

Le transsiberien

Russia, Russie le 28/08/2012

 

Pour faire Moscou - Oulan Bator, on a choisi deux etapes : Tomsk, une "petit"ville de Siberie (a peine un demi-million d'habitants) et Irkoustk, aux portes du Lac baikal. 

Premier trajet Moscou / Tomsk, 3600 kms et quelques, trois nuits et deux jours.

Le premier soir sert a decouvrir et se familiariser avec l'habitacle. Nous sommes en plaskartny,la troisieme classe. 50 personnes par wagon, avec d'un cote des lits perpendiculaires a la rame, sur deux niveuax et regroupes en 4 avec une table accodee a la fenetre. De l'autre cote, entre le couloir et la paroi, des lits paralleles a la rame, sur deux niveaux aussi. 

Les premieres notes d'exotisme : le samovar au bout du wagon pour l'eau chaude, le the ou les nouilles chinoises ; les maisons en bois ; pendant les arrets, les femmes qui vendent sur les quais de la bouffe faite maison (ou pas), du poisson seche ou fume.  

il parait que durant la nuit nous avons traverse la Volga a Nijni Novgorod. Au premier jour, nous "filons' (a une vitesse moyenne de 60 kms/h, c'est pas non plus le TGV)  dans les paysages de la Russie d'Europe : forets de bouleaux surtout et de quelques pins, des maisons eparpillees a proximite des rails. Des champs des qu'il ya la moindre pente et que les terrains sont draines, le reste se situe entre l'etat de pres et celui de marecage. 

De temps en temps, des vieux batiments qui rappellent les anciennes fermes collectives. Tout semble surdimensionne et rouille.  

Des locomotives vertes, avec une etoile rouge eu front, tirent des dizaines de wagons de frets : grumes de bois, charbon, caillasses. 

On se rapproche de l'Oural, des collines apparaissent, et ce maigre relief suffit a organiser l'espace : villages en soulane, fortes en ombree (comme on dit dans les pyrenees). 

 

Deuxieme jour, on est en pleine plaine de Siberie. Alors la si vous voulez voir du plat, faites un tour par ici, ca vaut le coup d'oeil ! Le rail est legerement sureleve, et le paysage plutot ouvert offre des points de vue etourdissants. c'est immense. De grandes prairies entrecoupees de forets de bouleaux, des petits etangs montrent ou l'eau stagne. Ca semble tres marecageux. La ou la terre est un peu plus seche, un champ de cereales ou du foin fauche. Pas de clotyure, pas de limite, les champs font parfois des kilometres, entrecoupes par un canal de drainage.

Ca et la on apercoit des bouleaux morts, aux troncs coupes avant la cime : coup de foudre, incendie, maladie venue des marecages ?

Sur les bords du rail, deux lignes de poteaux : l'ancienne, en bois, a ete liassee sur place, les pieds dans l'eau. La nouvelle en beton, repose sur le talus du rail.  

Apres le passage d'Omsk, les champs sont plus frequents. Finalement c'est ici plus humanise que la partie europenne vue la veille. 

Cote causerie, c'est assez limite : personne dans le wagon ne semble parler l'anglais ; nos voisins sont peu bavards, la femme nous a simplement interroge sur les raisons d'aller a Tomsk : les forets autour ont ete brulees par les incendies de l'annee derniere, ils ne voient pas trop l'interet de l'endroit. Une mamie nous propose ses legumes en conserve, elle nous parle mais on ne peut que lui faire des gestes et lui dire les trois mots qu'on connait, donc l'equivalent de "je ne comprends pas"

 

Deux jours plus tard, nous voici a nouveau dans le train pour le deuxieme trajet, Tomsk / Irkoutsk, moins long : 2 nuits / 1 jour.

Les choses se sont passees bien differemment : d'abord, on tombe sur un groupe de jeunes internationaux : francais, espagnols, suisses. plus un groupe de jeunes russes rigolos et causeurs. 

le train s'arrete rapidement, et pour une sacree pause : 5 heures, pas moins. On commence a manger dirtectement sur le quai, un petit kiosque est ouvert, rempli de bieres, le groupe de russes se joint a nous... et c'est parti pour une transsiberian party !! le temps a finalement passe vite. 

Le lendemain est plus calme mais les echanges se poursuivent. Les russes tiennent absolument a avoir un "souvenir' de France, quelques centimes d'euros iront bien. Entre l'heure de Moscou, qui reste l'heure officielle du train, celle qui apparait aux frontons des gares et dans le wagon, et l'heure reelle, on s'y perd un peu. Quand sera le prochain arret ? y aura-t-il a boire, a manger ? A-t-on traverse l'Ienissei. Il fait sacrement chaud, le chargeur solaire est cale entre la vitre et le volet. Dans la derniere soiree, le paysage devient franchement vallonne, ca donne envie de sortir et se degourdir les gambettes. La foret a un aspect plus claisemee, on sent de la presence humaine, les fermes s'etalent sur les versants au soleil.

La sortie c'est pour demain matin, tres tot. La provotnista (=controleuse) veille et nous reveillera bien une heure avant l'arrivee a Irkutsk. 

 

Commentaires

 Stéphanie lebrun
On s'y croirait à la lecture de vos messages
régalez-vous bien!
bisous stéph
 Anne et Franck
Coucou Nico et Marie,
Vite la suite..... Vous êtes super beaux et on attend avec
impatience vos commentaires journaliers... (ou hebdo, ça ira)
Bisous bisous Anne



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